Eglise de St-Pierre-de-JuliacI – Présentation générale (porche)Insertion carte postale entrée porche et cloître du livretL’église Saint-Pierre…
Eglise de St-Pierre-de-JuliacI – Présentation générale (porche)Insertion carte postale entrée porche et cloître du livretL’église Saint-Pierre de Juliac et ses bâtiments claustraux sont construits entre 1050 et 1125 surordre du vicomte de Gabarret. L’ensemble est alors confié à l’ordre bénédictin de l’Abbaye de laSauve Majeure en Gironde.Cette construction s’inscrit dans un contexte de renouveau religieux. Cette réforme s’amorce dansles années 870 par la fondation de nouveaux modèles monastiques. Le but est de contrer l’extorsionde dons, la vente de sacrements ou de charges (curé, évêque, etc.) voire les nominations directes parde puissants laïcs, jusqu’à la désignation par les papes de leur propre progéniture comme héritier.Cette revisite du fonctionnement religieux aboutit en 1073 à l’élection du pape Grégoire VII quientérinera ces modifications par la « réforme grégorienne »En septembre 1227, Saint-Pierre de Juliac, ses annexes de Créon et Saint-Julien ainsi que les« casals», enclos cultivés de quelques ares comprenant l’habitation du paysan qui procurentressources et revenus au monastère, passent des mains des bénédictins à celles desprémontrés et dépend désormais de l’abbaye de Saint-Jean de la Castelle à Duhort-Bachen(40).En 1355, contrairement aux édifices des communes voisines, l’église est épargnée par lePrince noir lors de son incursion. En prévention de troubles, le bâtiment avait été doté d’unetour porche, probablement une cinquantaine d’années auparavant.Le territoire se trouve compris dans le « croissant protestant », en témoigne le prêche deCalvin à Nérac en 1542. Une importante minorité religieuse se fait durablement jour danstoute la région.En 1569, des troupes protestantes pillent les bâtiments religieux, dont l’église de Saint-Pierrede Juliac.Selon le Verbal de Charles IX en 1572, lequel inventorie les dégâts des églises du diocèsed’Aire, l’église est « ruinée », comprendre que le bâti est largement abîmé ; quant aux biens,ils sont dits « pillés et emportés par des gens qui se disaient les uns huguenots et les autrescatholiques, qu ne faisaient que piller qui plus pouvoit ».L’église reste à l’abandon pendant 3 ans avant d’être remise en état et à nouveau occupée parles prémontrés.Entre 1684 et 1699, la vicomtesse de Juliac finance d’importantes restaurations sur lesbâtiments religieux, ce dont profite l’église Saint-Pierre et son cloître. C’est à cette période làqu’est construite l’entrée principale dans laquelle vous vous trouvez.Lors de la Révolution française, l’église et le cloître sont scindés en deux lots, chacun acquispar un propriétaire privé.L’église sera rapidement rachetée par la commune de Lagrange.Le 28 décembre 1837, le roi Louis-Philippe ordonne la création d’une école primairepublique, elle se situera dans l’appentis accolé à l’église, la mairie est placée à l’étage, au-dessus de l’entrée.Dans les années 1920, l’école et la mairie sont transférées en bordure de route en direction deCréon d’Armagnac.En 1922, le propriétaire du cloître décide de le démanteler. Bien que le conseil municipal seprononce, à l’unanimité contre ce projet, il n’y pourra rien changer, le bâtiment restantpropriété privée. Les éléments sont alors revendus et la majorité servira à la construction desroutes alentours.A compter de 1959, diverses campagnes de restauration seront menées sur toutes les parties del’église,II – Description architecturale (porche)Construit dans les années 1300, ce clocher-porche comporte trois niveaux. Les deux étages, dont lasuperficie est identique au rez-de-chaussée, sont desservis par l’escalier en colimaçon placé côtésud, aujourd’hui impraticable.Au 1er, se trouve une pièce dont le niveau de plancher a été remanié a plusieurs reprises et descendu,notamment pour faciliter l’accès aux étages par la nef. Ce qui a entraîné la démolition de la croiséed’ogives ici présente.Au 2me étage, la salle aux 8 meurtrières permettait la défense du bâtiment et est aujourd’hui coifféedu clocher proprement dit.Celui-ci, repris au durant le XIXe siècle, abrite une cloche réalisée par un fondeur de Lleida(Espagne) en 189Signes lapidairesLes différents murs offrent de nombreux signes lapidaires, à l’intérieur comme à l’extérieur. Ceterme englobe tant les marques de tâcherons apposées par les ateliers ou ouvriers ayant taillé lesblocs que les indications informant sur l’emplacement futur du bloc. Ces marques ne sont pasvisibles sur chaque pierre en raison de leur positionnement sur des faces cachées. Leur étude permetde suivre les déplacements des ateliers, ce qui a révélé, dans le cas présent, un cheminement desartisans parallèle à la route de Saint-Jacques-de-Compostelle depuis le sud-ouest de la Francejusqu’en Espagne.Cette connaissance n’est rendue possible qu’en raison de l’absence d’enduits. Ceux-ci, trèsendommagés, ont été ôtés durant la deuxième moitié du XXe siècle. Force est de constaterl’évolution de ces signes parallèlement à l’avancée de la construction de l’église. Si les premièresoccurrences, dans le choeur, sont majoritairement des symboles issus de l’alphabet, elles sediversifient dans les siècles suivants, pour devenir des formes géométriques ou s’apparenter auxchiffres romains.La voûte d’ogives et l’arc en plein cintreLa voûte d’ogives apparaît en Europe dès le XIe siècle, tant en Lombardie qu’en Angleterre, mais neprend sa forme la plus répandue avec nervures apparentes qu’un siècle plus tard, pour devenirl’apanage de l’art dit gothique.La complexité de la mise en œuvre et la maîtrise technique requise pour ce type de maçonnerie fontde la voûte d’ogives l’un des éléments architecturaux les plus onéreux à réaliser. Ce qui montre bienla volonté du commanditaire à montrer l’étendue de ses ressources financières.Cette voûte repose sur des chapiteaux ébauchant des visages non identifiables, féminin et masculin.Il est plausible qu’il s’agisse là de la représentation des commanditaires des travaux.Un arc en plein cintre, typiquement roman par sa forme et son décor de billettes qui émaillent latotalité du bâtiment, ouvre sur la nef. Cet arc repose sur deux chapiteaux très abîmés.Se distinguent toutefois des représentations animalières :à droite, les longues pattes s’accrochant à l’ourlet permettent de voir des oiseaux ;à gauche, les flancs et les gueules les moins érodés montrent clairement des lions, animalomniprésent dans l’art roman.III- Description architecturale et artistique (nef)La nefLa nef, espace central dans lequel se retrouvent aujourd’hui les fidèles, est un modeste vaisseauunique qui, bien qu’abîmé, porte encore toutes les traces permettant de déduire sa structureoriginelle, du sol vers l’élévation.Les portes présentent à l’intérieur de l’édifice sont anormalement basses en raison d’une rehaussedu sol de 60 à 80 cm. Le manque de planéité des carreaux attestent d’un soubassement meuble, cequi est corroboré par un événement du XXe s. Lors d’un office religieux, le sol s’est affaissé sous lespieds d’un banc, permettant d’observer le remblai. Un médecin présent dans l’assemblée témoignad’une composition très particulière, puisque le sol comprendrait une quantité importanted’ossements humains. Il s’agit vraisemblablement des restes issus de l’ancien cimetière deLagrange. Abandonnée au cours du XIXe, la parcelle aurait dû connaître une période de gel de100 ans, ce qui n’est pas le cas. Ce faisant, malgré l’absence d’archives, la déduction nous amène àpenser que les restes des dépouilles ont été apportés, pour assurer leur protection, au sein même del’église, en son sol.La charpente, dans son état ancien, nous est inconnue. Remanié à plusieurs époques, le tout a étérepris lors d’une campagne de restauration du XXe siècle par un lambris appliqué directement sur lapente de la toiture. D’après les sources, il a remplacé un plafond suspendu peint, lequel cachait lacharpente, sans que nous n’en connaissions le décor.De part et d’autres de l’arc ouvrant sur le chœur, il apparaît à l’œil nu que les murs nord et sud nesont pas à la même distance de l’arc ouvrant sur le chœur. Certaines sources indiquent qu’àl’occasion d’une campagne de restauration conduite entre 1685 et 1699 par la Vicomtesse de Juliac,la cloison septentrionale aurait été repoussée de près de 80 cm. Ce qui aurait permis dans le mêmetemps d’ouvrir les ouvertures actuellement visibles.Les éléments de décorIl est établi, de mémoire commune, que les murs de cette nef étaient enduits voire peints.Un élément particulier est encastré dans le mur sud, près du chœur, une sorte de réceptacle danslequel pouvait être placé un bac et surmonté d’un décor en demi-cercle orné de deux sculpturescoquillées. Les croix gravées de part et d’autre, ainsi que sur la partie supérieure, sont récentes. Ils’agit très probablement d’un lavatorium, ou lavabo, permettant aux religieux de procéder auxablutions avant de participer aux offices. Habituellement placé contre ce mur, mais côté extérieurdans la galerie de cloître, son déplacement est dû à la scission de l’ensemble des bâtiments lors de laRévolution.Enfin, un arc en plein cintre ouvre sur le chœur. Il fait directement écho à celui de l’entrée, iciencore apparaît ce décor roman géométrique soutenu par deux chapiteaux évoqués sur le prochainpanneau.III – Description architecturale et artistique (chœur)Les chapiteaux supportant l’arcL’arc en plein cintre marque la division de l’espace entre nef et chœur. Il est supporté par deuxcolonnes engagées, sur chacune est positionné un chapiteau dont la réalisation serait antérieure à1130.Le premier, simple, reprend le style antique corinthien : un décor de feuilles d’acanthe sur deuxrangées. La représentation de l’acanthe, plus ou moins réaliste, est la plus répandue, toutes époquesconfondues, grâce à sa diffusion par l’Empire romain.Au-dessus, à chaque angle, sont sculptées deux têtes des lions, de leur gueule s’échappent lesrinceaux qui courent sur toute la longueur. Quelques fruits, des raisins, sont intégrés dans ce décor.Le second représente une scène de dévoration en deux parties, surmontée de la même frise. Aucentre, un personnage masculin, un noble d’après ses vêtements composés d’une tunique bleue etd’un ceinturon, dirige notre regard vers deux sacrifiés, un homme et un bélier, dévorés par unecréature s’apparentant au loup.Ce dernier est connu au Moyen Âge pour sa gloutonnerie, sa férocité et est souvent utilisé pourreprésenter la ruse et la cruauté.La scène se poursuit sur chaque extrémité latérale :côté nef, un personnage masculin menace à l’aide d’un bâton qu’il est sur le point d’abattre sur lemonstre ou l’homme ;côté chœur, un âne se dresse sur ses pattes arrières en direction de la scène de dévoration.D’autre part, le bélier, à titre d’ovin, symbolise le fidèle chrétien.Cette illustration offre, sur un même thème, une mise en garde à deux tempscôté nef, à l’encontre de tout homme chrétien, simple fidèle, sur les affres réservées aux pécheurs,s’il ne se laisse pas guider dans le droit chemin.côté chœur, la réprimande s’adresse au guide qui est seul responsable du salut des âmes de sesfidèles. Si nous connaissons tous le fameux bonnet d’âne réservé au mauvais élève, cettesymbolique était autrefois réservée à l’enseignant incapable d’éduquer un disciple.Le décor architecturéL’organisation du chœur est simple. Un rectangle au centre duquel se trouve l’autel. Les murs nordet sud sont ornés d’arcades. Il est très probable que ces cadres architecturaux aient servis d’écrins àdes représentations picturales aujourd’hui disparues.Une voûte en berceau surplombe le tout, simplement décorée.Les chapiteaux du chœurDe part et d’autre du vitrail, se trouvent deux colonnettes adossées dont la finesse et le soin apportésà l’exécution des décors sont remarquables malgré leur état de conservation. Elles contrastentd’autant plus avec la simplicité des supports de l’entrée du chœur.Les bases des colonnes tout autant que l’ourlet au bas du chapiteau présentent des décors de billetteset cordelettes. Les frises surplombant la représentation principale offrent chacune rinceauxparaissant se détacher du fond grâce à la technique particulière du trépan.Les thèmes abordés à travers ces décors comptent parmi les plus classiques de la sculpturechrétienne.Les lions sont présents sur deux des chapiteaux. Au Moyen Âge, ils sont symboles de force et derésurrection. D’après une croyance commune, les petits demeuraient sans vie pendant leurs troispremiers jours jusqu’à ce que leur père leur souffle sur le museau.Le raisin n’est autre que le symbole de l’eucharistie, sacrement par lequel les fidèles communientavec le Christ grâce au pain et au vin représentant ses corps, sang et divinité. Il est ici picoré par descolombes. Cet oiseau a la particularité d’incarner directement le Saint Esprit, c’est le symbole dubien par excellence.Le vitrailSi la technique du vitrail est attestée depuis le VIe siècle, elle connaît un véritable essor près de 700ans plus tard. C’est l’un des éléments décoratifs les plus éclatants, mais aussi les plus coûteux parles matériaux employés et les techniques utilisées.Bien plus récent, le vitrail ici présent a été réalisé à la toute fin du XIXe siècle et est signé ÉmileRichard. Si le Nancéien a œuvré à diverses reprises en Meurthe-et-Moselle, ainsi que dans lesVosges, il est tout à fait inhabituel de trouver l’une de ces réalisations dans le sud-ouest de laFrance. Qui plus est en sachant que la famille commanditaire est originaire de Saint-Sever (40).Le personnage représenté n’est autre que saint Pierre, crucifié en 64 de notre ère sur ordre de Néron.Saint Pierre apparaît toujours comme un homme âgé, aux cheveux et la barbe courts et bouclés, lecap dégarni, tenant le plus souvent une seule clé. Il est fréquemment couvert d’un manteau jauned’or. Il arbore ici 2 clés, d’or et d’argent, qui ne sont autres que celles du paradis et de l’enfer. Selonune autre interprétation, elles symbolisent aussi les pouvoirs d’absoudre et d’excommunier. Le livreentre ses mains n’est autre que l’Evangile. Son regard porte vers le ciel dont l’espace est occupé parune structure architecturale. Cette dernière n’est pas sans rappeler une façade de temple avec sescolonnades et son entrée monumentale.Autour de lui, les éléments architecturaux et décoratifs font écho à ceux, de pierre, qui entourent cevitrail : double colonnettes de part et d’autre, arc en plein cintre, pourtour en billettes et motifsvégétaux.IV – Extérieur / Monachisme (cloître)Insertion carte postale des toitures de l’ensemble (Archives départementales des Landes,Fi5826)La réforme grégorienne évoquée en introduction dans l’entrée du porche, aboutit à unerestructuration de l’Église, avec, pour aboutissement, la division des membres de l’Église entrois catégories distinctes :les clercs : évêques, prêtres et chanoines, notamment chargés de célébrer les offices ;les moines : abbé, frères et sœurs obéissant à une règle de vis précise ;les laïcs : noble, serf ou esclave, pauvre composant la vie civile.A compter de la construction (1050-1125), les bénédictins, des moines obéissant à la règle desaint Benoît1, occupent les lieux environ 100 ans. Les bâtiments claustraux sont structurés demanière stricte chez les bénédictins. Grâce à la carte postale ici présentée, il apparaît unemodification particulière dans ce cas de figure, puisque le cloître ne s’étend pas sur 4 côtésbâtis, mais seulement 3. La différence tient au fait qu’il n’y a pas l’habituelle galerie decirculation accolée à l’église.Cet espace a été privilégié pour la vie en communauté, comme en atteste la présence decheminées, ces lieux de vie étaient chauffés pour plus de confort A l’est au rez-de-chaussée,accessible par une porte proche du chœur, se trouvait probablement la sacristie. A proximité,la salle capitulaire, pour les assemblées quotidiennes des religieux. Dans le prolongement,vers l’ouest, pouvait se trouver une bibliothèque, voire un parloir.. Pour tirer le meilleur partide la chaleur produite pour les salles inférieures, les cellules se trouvaient à l’étage.Dans les autres ailes se trouvaient généralement le réfectoire et la cuisine, mais aussi lesdivers espaces de stockage.Puis, en 1227, les prémontrés, des chanoines suivant la règle de saint Augustin 2, lesremplacent et le monastère devient alors un lieu de retraite pour les membres de cet ordre. Ilstirent leur nom d’une commune de l’Aisne, où le fondateur de cet ordre, saint Norbert deXanten, érigea une abbaye vers 1120.Ces membres ont la particularité de pratiquer une forte activité agricole, leurs bâtiments étantle plus souvent dénommés comme des « granges ». C’est ainsi qu’au fil des siècles ce lieu prisla dénomination de La Grange de Juliac, pour enfin donner son nom à la commune lors de laRévolution, Lagrange.A la Révolution, les trois derniers chanoines présents sont contraints de prêter serments à laConstitution, seul l’un d’eux se plie à l’exercice, ses acolytes sont emprisonnés ou exilés. En1790, le prieuré est saisi. Saint-Pierre de Juliac est vendu le 03 mai 1791, devenant ainsipropriété privée.Détruit en 1922, le cloître devient source de matériaux de construction en tous genres(poutres, pierres, etc). Une majorité de ces éléments est employée à la réalisation des routes àproximité.1 Cette règle rédigée par Benoît de Nursie en 530 promeut la prière, la lecture et le travail manuel, ce qui permet larecherche de Dieu grâce à l’éloignement du monde.2 Édictée par Augustin d’Hippone (354 – 430), un philosophe, elle est caractérisée par la formation intellectuelle desfrères, mais aussi leur engagement envers les paroissiens.V – Extérieur artistique (chevet)Le chevet (terme désignant le chœur vu de l’extérieur) témoigne de lancrage de l’édifice au style deson temps, l’art roman, tant par son décor que par son architecture : billettes en damier, contreforts,représentations figurées, etc.Sous la toiture sont placés à intervalles réguliers 8 modillons au nord comme au sud. Ces avancéesen pierre, sculptées, n’ont pas vocation à soutenir les éléments de la charpente. Ils serventuniquement à la décoration.S’ils sont très abîmés côté sud, on distingue tout de même des formes géométriques, animalesou humaines. Au nord, leur meilleur état de conservation permet une lecture plus aisée, ils’agit là de représentations des vices et vertus.Ces dernières sont fréquentes au Moyen Âge et ne sont pas nécessairement associées à leuropposé. Il est primordial de ne pas les confondre avec les 7 péchés capitaux modernes,qu’elles toutefois ont inspiré.Bien que ces oppositions morales soient développées depuis l’Antiquité, c’est le poèmePsychomachie, soit Bataille de l’âme, rédigé autour de 400 par un avocat espagnol dénomméPrudence, qui sera la source d’inspiration de nombreuses images. Témoignage de cetengouement, une vingtaine de copies du manuscrit datées des IX e au XIIIe siècles nous sontparvenues et les représentations perdureront en littérature comme dans les arts jusqu’au XIV esiècle.Au nord, 5 modillons sont visibles, de l’est vers l’ouest :une représentation géométrique de 4 boules ;un canidé dévorant personnage humain dont on peut reconnaître le dos, probable symbole decruauté ;un personnage masculin tirant sur sa barbe et tenant un bâton, représentation du voyeur ;un second personnage masculin, qui apparaît plus en chair que son voisin, semble gober sonpoing ou ce qu’il y tient, ce n’est autre que le glouton.un dernier canidé, surplombe la sacristie.Il est important de noter la facture très soignée de ces sculptures semblables cellespositionnées à l’intérieur : finesse et longueur des doigts, drapé des vêtements etreprésentations animales plus imaginaires que réalistes.
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