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L'Église de Lagrange, en Bas Armagnac
L’Église de Lagrange, en Bas Armagnac
L’église de Lagrange, située dans le département des Landes en région Nouvelle-Aquitaine, est un édifice remarquable datant du XIe siècle. Cette église est un exemple fascinant de l’architecture romane qui a perduré à travers les siècles, offrant un aperçu précieux de l’histoire religieuse et culturelle de la région.
Architecture et Caractéristiques
L’église se distingue par son style roman typique, caractérisé par des voûtes en berceau, des arcs en plein cintre et des murs épais. Son portail, richement décoré, invite les visiteurs à découvrir l’intérieur de l’édifice.
Détails Artisanal
À l’intérieur, on trouve des fresques anciennes ainsi que des éléments sculptés qui témoignent du savoir-faire des artisans de l’époque. Les vitraux ajoutent une dimension colorée à l’espace, créant une ambiance paisible propice à la méditation et à la prière.
Un Lieu de Culte mais surtout un lieu de Rassemblement
L’église de Lagrange n’est pas seulement un monument historique ; si elle est aussi un lieu de culte,des messes y sont épisodiquement célébrées, elle sert de cadre à diverses événements culturels au fil de l’année. L’association « Les Grangers » développe un tissu culturel important fait de concert et de rencontre….
Conclusion
L’église de Lagrange est bien plus qu’une simple structure en pierre. C’est un symbole de l’héritage culturel de l’Armagnac, conservant des siècles d’histoire. Pour ceux qui s’intéressent à l’architecture romane, à l’histoire locale ou à la spiritualité, une visite à cette église constitue une expérience enrichissante.
L’église Saint-Pierre de Juliac et ses bâtiments claustraux sont construits entre 1050 et 1125 sur
ordre du vicomte de Gabarret. L’ensemble est alors confié à l’ordre bénédictin de l’Abbaye de la
Sauve Majeure en Gironde.
Cette construction s’inscrit dans un contexte de renouveau religieux. Cette réforme s’amorce dans
les années 870 par la fondation de nouveaux modèles monastiques. Le but est de contrer l’extorsion
de dons, la vente de sacrements ou de charges (curé, évêque, etc.) voire les nominations directes par
de puissants laïcs, jusqu’à la désignation par les papes de leur propre progéniture comme héritier.
Cette revisite du fonctionnement religieux aboutit en 1073 à l’élection du pape Grégoire VII qui
entérinera ces modifications par la « réforme grégorienne »
En septembre 1227, Saint-Pierre de Juliac, ses annexes de Créon et Saint-Julien ainsi que les
« casals», enclos cultivés de quelques ares comprenant l’habitation du paysan qui procurent
ressources et revenus au monastère, passent des mains des bénédictins à celles des
prémontrés et dépend désormais de l’abbaye de Saint-Jean de la Castelle à Duhort-Bachen
(40).
En 1355, contrairement aux édifices des communes voisines, l’église est épargnée par le
Prince noir lors de son incursion. En prévention de troubles, le bâtiment avait été doté d’une
tour porche, probablement une cinquantaine d’années auparavant.
Le territoire se trouve compris dans le « croissant protestant », en témoigne le prêche de
Calvin à Nérac en 1542. Une importante minorité religieuse se fait durablement jour dans
toute la région.
En 1569, des troupes protestantes pillent les bâtiments religieux, dont l’église de Saint-Pierre
de Juliac.
Selon le Verbal de Charles IX en 1572, lequel inventorie les dégâts des églises du diocèse
d’Aire, l’église est « ruinée », comprendre que le bâti est largement abîmé ; quant aux biens,
ils sont dits « pillés et emportés par des gens qui se disaient les uns huguenots et les autres
catholiques, qu ne faisaient que piller qui plus pouvoit ».
L’église reste à l’abandon pendant 3 ans avant d’être remise en état et à nouveau occupée par
les prémontrés.
Entre 1684 et 1699, la vicomtesse de Juliac finance d’importantes restaurations sur les
bâtiments religieux, ce dont profite l’église Saint-Pierre et son cloître. C’est à cette période là
qu’est construite l’entrée principale dans laquelle vous vous trouvez.
Lors de la Révolution française, l’église et le cloître sont scindés en deux lots, chacun acquis
par un propriétaire privé.
L’église sera rapidement rachetée par la commune de Lagrange. Le 28 décembre 1837, le roi Louis-Philippe ordonne la création d’une école primaire
publique, elle se situera dans l’appentis accolé à l’église, la mairie est placée à l’étage, au-dessus de l’entrée.
Dans les années 1920, l’école et la mairie sont transférées en bordure de route en direction de
Créon d’Armagnac.
En 1922, le propriétaire du cloître décide de le démanteler. Bien que le conseil municipal se
prononce, à l’unanimité contre ce projet, il n’y pourra rien changer, le bâtiment restant
propriété privée. Les éléments sont alors revendus et la majorité servira à la construction des
routes alentours.
A compter de 1959, diverses campagnes de restauration seront menées sur toutes les parties de
l’église,



